L’imagier jeunesse est un regroupement de photographies ou dessins d’objets, d’animaux, de véhicules… associé au mot qui les caractérise.
Ces ouvrages restent incontournables car ils sont accessibles aux jeunes enfants en autonomie et sont riches d’apprentissages.
Dans ce nouvel article, je vous propose de tout découvrir sur les imagiers jeunesse :
- Qu’est-ce qu’un imagier jeunesse ?
- Quels sont les bénéfices pour le développement de l’enfant ?
- A quel âge proposer un imagier ?
- Comment bien choisir un imagier ?
- Quels sont les conseils pratiques pour les parents ?
- Quelles sont les erreurs fréquentes à éviter ?
C’est parti pour un voyage littéraire…
1 Qu’est-ce qu’un imagier jeunesse
Un imagier jeunesse est un livre qui regroupe plusieurs photos ou dessins représentant des objets, des animaux, des vêtements… associé au mot qui les caractérise. Ces livres peuvent être en papier, en carton ou en tissu. Il peut servir aux premiers mots, avoir une thématique ou être interactif. Parfois même, il peut être sans texte.
2 Les bénéfices pour le développement de l’enfant
Développement du langage :
Les imagiers sont un excellent outil pour développer le langage. Ces livres permettent aux enfants de voir ce qui les entoure, ce qu’ils mangent, ce qu’ils voient au quotidien. Vers 15 mois, l’enfant va être capable d’associer le dessin du livre à l’objet dans la maison. Exemple : S’il a une table dans son livre, il va pointer du doigt la table chez lui.
Par la suite, l’enfant va pouvoir prononcer les mots qu’il connait lorsqu’il voit l’objet ou l’animal dans son livre. Exemple : l’enfant voit un biberon, il prononce le mot « biberon ».
Entre 1 et 3 ans, le vocabulaire de l’enfant passe de 10 à environ 300 mots. A 6ans l’enfant aura acquis entre 2500 et 3000 mots.
Les imagiers soutiennent le langage oral, ils contiennent quantité de nouveaux mots à reconnaitre, désigner, nommer, répéter, prononcer, et mémoriser. De plus, les imagiers permettent une précision du nom de chaque objet, animal, fruit, légume… Exemple : Ne pas confondre chaussures, baskets et chaussons ou moto, scooter et mobylette.
Développement cognitif
Les imagiers permettent également à l’enfant de catégoriser ce qui l’entoure : Chat, chien, cheval, vache, lion, crocodile sont des animaux ; Poireau, carotte, navet, concombre, chou-fleur sont des légumes ; Moto, voiture, scooter, bus, train, avion sont des véhicules.
De plus, l’utilisation d’imagier développe leur mémoire visuelle. En effet, l’enfant doit mémoriser l’image et l’associer au mot qu’il entend. L’imagier invite aussi l’enfant au dialogue. L’adulte qui accompagne l’enfant dans la découverte de ce livre peut poser des questions simples dans le but de l’inviter au dialogue. Lorsque l’enfant est tout-petit (-2ans) on peut lui demander :
« Comment fait la vache ? » L’enfant va répondre « Meuh » On peut aussi lui demander : « Où est la vache ? » il va alors la pointer du doigt.
Plus tard, l’adulte pointe l’animal du doigt et dit : « Comment s’appelle cet animal ? » L’enfant répondra « Une vache ».
Développement émotionnel et social
Il existe des imagiers pour découvrir les émotions. Ainsi l’enfant repère que par l’expression faciale on exprime ce qu’on ressent et mieux encore, on peut savoir ce que ressent l’autre.
Les imagiers aident aussi les enfants à faire une mise en lien avec le quotidien. La voiture est le véhicule utilisé pour aller à la crèche ou faire les courses. Le biberon est le contenant du lait que l’enfant boit le matin et/ou le soir …
Par l’interaction enfant-adulte ou enfant-enfant l’imagier permet de créer du lien social.
Stimulation sensorielle
Aujourd’hui le choix en termes d’imagier jeunesse est énorme. Il existe tout type de livre qui permettent aux jeunes enfants de faire travailler leurs différents sens. Entre les différentes matières, les couleurs, les sons et parfois les odeurs, les imagiers sont également riches sur le plan sensoriel.
3 A quel âge proposer un imagier ?
De 0 à 1 an : Privilégier l’exploration sensorielle. Il est préférable de choisir des livres bien épurés avec une seule image par page, mais que le contenu soit riche sensoriellement.
Exemples :
- « Noir sur Blanc » de Tana Hoban éditions Kaléidoscope
- Les livres en tissus
- « Mes petits animaux » Illustré par Marion Billet éditions Gallimard Jeunesse Musique
De 1 à 3 ans : C’est la période des premiers mots et de l’identification. Il est intéressant de choisir des imagiers thématiques et/ou interactif. Le livre peut être un peu plus riche en images (maximum 4 par page)
Exemples :
- Collection « L’imagerie des bébés » éditions Fleurus
- « Mes 100 premiers mots » éditions Nathan
- « Beaucoup de beaux bébés » de David Ellwand éditions Pastel
De 3 ans et plus : L’objectif est d’enrichir le vocabulaire et les échanges. Les livres contiennent beaucoup de vocabulaire.
Exemples :
- Collection « L’imagerie des tout-petits » éditions Fleurus
- Collection « L’imagerie de… » éditions Fleurus
- « Le grand imagier animé des saisons » éditions Larousse jeunesse
4 Comment bien choisir un imagier?
Pour bien choisir un imagier voici 3 axes de réflexion :
- Qu’il soit de bonne qualité : Les illustrations sont fidèles à la réalité, le vocabulaire est varié et juste. Le livre est solide, l’enfant peut le manipuler sans danger. Il offre à l’enfant une bonne clarté visuelle.
- Il est adapté à son stade de développement
- Privilégier l’intérêt de l’enfant (animaux/véhicules…)
5 Conseils pratiques pour les parents
Comment utiliser un imagier au quotidien
Lorsque vous partagez un moment avec votre enfant autour d’un imagier, il est intéressant de pointer, nommer et répéter les mots afin que l’enfant associe le son émis par votre bouche au dessin pointé par votre doigt. L’imagier est le livre idéal que l’enfant peut manipuler dès tout-petit pour s’approprier cet objet « livre ». Laissez -le expérimenter cet objet seul, c’est une façon de l’inviter à s’intéresser aux livres et à en faire un futur lecteur.
Favoriser l’interaction
Les imagiers jeunesse permettent des temps d’échanges enfant-adulte qui encourageront l’enfant à parler par des questions simples posées par l’adulte. Cet objet peut également dans le cas de fratrie ou de collectivité permettre des interactions enfant-enfant.
L’intégrer dans les routines
Les imagiers peuvent être intégrer dans des temps forts de la journée :
- En voiture sur le trajet pour la crèche ou l’école
- Pendant le temps calme
- Dans une salle d’attente
- Avant le coucher
6 Les erreurs fréquentes à éviter
Voici 3 erreurs fréquentes à éviter lorsqu’on propose la lecture d’un imagier à son enfant :
- Vouloir aller trop vite, ce qui provoque une surcharge d’informations dans le cerveau de votre enfant. L’imagier est un livre lent avec lui on prend le temps !
- Transformer la lecture en exercice scolaire, c’est un temps que l’enfant passe avec son parent et non son enseignant.
- Négliger le plaisir et l’échange. Comme tout livre, il rassemble, il fait du bien, il créé des moments privilégiés.
En conclusion
L’imagier jeunesse est un livre qui se manipule et qui suscite de l’intérêt chez l’enfant dès 5-6 mois. Il est donc l’in des premiers livre que l’enfant va découvrir. Cet outil permet à l’enfant de développer son langage, de stimuler ses sens et qui contribue à son développement cognitif, émotionnel et social.
L’imagier permet à l’enfant de faire du lien entre l’image du livre et son quotidien. C’est un livre qui se manipule facilement et qui permet des temps d’interaction enfant-parent dans les temps du quotidien.
Toutefois, d’autres livres jeunesse contribuent à l’enrichissement des liens familiaux et au développement de l’enfant comme les livres musicaux, les contes ou les premières encyclopédies.
Bonus : Mon Top 5 des imagiers
- « Noir sur Blanc » de Tana Hoban éditions Kaléidoscope (dès 6 mois)
- Collection « Kididoc, Mon imagier animé » éditions Nathan (dès 1 an)
- Collection « Mon Anim’agier » éditions Auzou éveil (dès 18 mois)
- « Aujourd’hui je suis… » de Mies Van Hout éditions Minedition (dès 2 ans)
- Collection « L’imagerie de… » éditions Fleurus (à partir de 5 ans)








